Pourquoi faut-il révolutionner l’École ?

Actualités - Le 25 mai 2020

Par
Hélène Bellanger

L’école est chiante. C’est vulgaire mais tellement vrai. Nous dépensons beaucoup d’énergie avec nos enfants, petits de 0 à 3 ans, à leur répéter : « joue, crie, cours, invente, découvre ! ». Arrivée en petite section : à trente-cinq en classe, « ne bouge pas trop et tais-toi… ».

 

Bien sûr on tente de développer des méthodes Montessori nouvelles générations, parfois bien adaptées, d’autres fois pas du tout, la Dame n’est pas toute jeune. 

 

« N’élevons pas nos enfants pour le monde d’aujourd’hui…

 

Ce monde aura changé lorsqu’ils seront grands. Aussi doit-on en priorité aider l’enfant à cultiver ses facultés de création et d’adaptation ».

 

Maria Montessori, docteur en médecine, psychiatre, anthropologue, militante socialiste et féministe au début du XXème siècle, développe toute une manière de percevoir l’enfant en le considérant comme l’acteur de sa propre construction. Dans un environnement Montessori, les enfants sont libres de choisir leurs activités et de les poursuivre comme ils le souhaitent pour satisfaire leur intérêt et leur offrir le temps de construire leur intelligence. 

 

Très bien. Mais ces préceptes ont été développés début XXème siècle, il faut donc les transposer dans notre époque, avec des classes de trente-cinq petits élèves. Si chacun fait ce qu’il veut le temps qu’il veut, et avec si peu de matériel alloué à l’apprentissage… ça peut vite devenir le bronx.

 

Certains s’y sont cassé les dents, comme Céline Alvarez qui relate une expérimentation menée entre 2011 et 2014 dans une école maternelle en zone d’éducation prioritaire, et qui aurait abouti à un développement important de la personnalité et des compétences cognitives des enfants… Cette expérience n’a pas été reconduite sans doute faute de moyens, et “l’infiltrée” a été largement critiquée pour avoir incriminé l’école publique et fait passer ses ex-collègues pour des victimes ou des ignorants.

 

Un système pensé pour l’industrialisation

 

Mais bon, l’école est chiante. Elle est basée sur un système pensé à l’époque de l’industrialisation. Apprendre par cœur est aujourd’hui complètement obsolète ! Depuis nos téléphones portables, nous avons oublié bienheureusement les numéros de nos amis et nos écrans ont toutes les réponses !  Alors consacrons du temps à ce qu’ils ne savent pas (encore) faire ! Développons cette créativité qui fait la force de l’Homme !

 

 

Le Apprendre à apprendre

 

La mode dans le monde de la formation post-bac d’aujourd’hui c’est le « apprendre à apprendre ». Le fondamental de la pédagogie inversée, participative et par projets. 

Oui mais à quelle échelle ? Le “apprendre à apprendre” ne fonctionne que s’il se base sur la force du collectif et que s’il sort l’apprenant de sa zone de confort. Certaines écoles supérieures, portées par le même créateur d’ailleurs, auront développé de manière très avant-gardiste ce concept avec des écoles Post Bac ouvertes H24 du lundi au dimanche, sans profs mais avec des étudiants assistants où les plus grands aident les plus petits, ou les plus forts aident les plus faibles, ou la communauté fait la force et où le dépassement de soi fait la réussite. Les contraintes d’image, de notoriété, de principes (et de business parce que forcément quand on est moins différents on pense qu’on va s’adresser à plus de monde) auront eu raison de ces modèles et du « dormir c’est mourir, manger c’est tricher ». 

 

Le “apprendre à apprendre” n’est que peu conciliable avec les principes de l’éducation nationale et les certifications liées. Aujourd’hui les entreprises innovantes prennent la relève : @Mediaveille @Klaxoon @HelloWork ! L’option existe donc encore d’intégrer des écoles et formations nouvelles, disruptives et très en lien avec le terrain. Cet ADN du collectif et du dépassement de soi survit dans les écoles des métiers de demain, notamment dans le digital, dans le numérique, dans des promotions à taille humaine, où la réalisation personnelle passe avant la réalisation business des mastodontes de la formation.  

 

A chacun son mode d’apprentissage (j’ai choisi le mien)

 

Que les plus scolaires puissent s’ils le souhaitent garder l’appui de ce système traditionnel qui vous indique d’aller tous les jeudis faire de l’anglais en salle B12. Mais pour ceux qui souhaitent découvrir le monde du vrai apprendre à apprendre vous avez dès aujourd’hui l’opportunité de nous rejoindre pour se former ensemble aux métiers de demain ! #Digital&numérique#Stage301😊.

 

Hélène Bellanger 

 

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